‹ Théâtre Complet IIChapitre 15 sur 203 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LES MEMES, PACAREL de gauche, LANDERNAU du fond, MARTHE de droite, JULIE du fond

PACAREL, — Ah! mes amis, Je suis aux anges... il a une voix, voyezvous...

LANDERNAU. — Tu I’as fait chanter?

PACAREL. — Non, mais je l’ai entendu tousser, et il a un creux!

Aussi, j’ai immédiatement écrit aux directeurs de l’Opéra pour demander une audition.

MARTHE. — Si tu le priais de chanter quelque chose...

PACAREL, passant devant Landernau et allant a Dufausset. — Volontiers... Mon cher Dufausset...

Tous. — Dufausset?...

PACAREL. — Oui, chut!... je ne vous I’ai pas dit... il est le fils naturel de Dufausset... Mais ne lui en parlez pas, cela lui ferait de la pene. :.

Il remonte.

LANDERNAU. — Oh! le pauvre garcon! (// va serrer la main 4 Dufausset par condoléance.) Croyez que je prends bien part...

DUFAUSSET. — Vous étes trop aimable!... (A part.) Qu’est-ce qu’il a le médecin? (Hauz.) A propos de quoi..

LANDERNAU. — Rien, chut!... Je respecte les blessures...

DUFAUSSET. — Vous avez raison, ga regarde les chirurgiens. (Landernau remonte. A part.) Quelle dréle de famille!.. * PACAREL.:— Dites donc, chantez-nous donc quelque chose?

DUFAUSSET. — Moi? vous n’y pensez pas!...

PACAREL. — Voyons, c’est bien le moins.

DUFAUSSET. — Quelle sacrée manie ils ont de vouloir me faire chanter!

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