‹ Théâtre Complet IIChapitre 184 sur 203 · SCENE I] LES MEMES, puis JOSEPH · texte numérisé non relu

SCENE I] LES MEMES, puis JOSEPH

BAMBOCHE. — Ah, ca! comment est-ce qu’il t’appelle? Tu es donc Marquis, toi!

RIGOLIN. — Hein! moi? je ne sais pas.

BAMBOCHE. — Eh! bien, alors?

RIGOLIN. — Quoi, eh! bien alors? tu veux que je lui fasse une scene

parce qu’il m’appelle M. le Marquis? Ca n’a rien de blessant! Ah! la, 1a! Je suis au-dessus de ca! (Voyant Joseph qui revient.) Ah! le voila, eh bien!

JOSEPH. — Rien, monsieur le Marquis, il ne reste plus rien! Je Je disais bien 4 Monsieur le Marquis, tout est pris!

RIGOLIN. — C’est agréable... Eh! bien, et ce cabinet?

JosEPH. — I] est retenu par M. le comte de Gentillac.

RIGOLIN. — Le comte de Gentillac!... Ot prenez-vous le Comte de Gentillac?... Il n’est pas plus comte que vous!

JOsEPH.— C’est un si bon client, M. le Marquis!

RIGOLIN. — Voila une raison!... Je ne suis peut-étre pas un bon client, moi?

JOsEPH. — Oh! mais, je mets M. le Marquis encore au-dessus de monsieur le comte.

RIGOLIN. — A la bonne heure!... seulement tout en me mettant au-

dessus vous me mettez dehors.

JOSEPH. — Oh! M. le Marquis |

RIGOLIN. — Dame, puisqu’il n’y a plus de place pour moi! Vous savez Joseph, si vous continuez comme cela a éloigner vos clients, parce que vos salons sont pleins, vous ne ferez pas longtemps vos affaires, c’est moi qui vous le dis!... Allons, viens, Bambochette, nous allons chercher l’hospitalité ailleurs.

BAMBOCHE, gagnant la droite. — Oh! bien non, redescendre comme ¢a tout de suite, on a l’air d’avoir soupé avec un cure-dent..

RIGOLIN, descendant. — Ou vas-tu placer ton amout-propre?

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