‹ Théâtre Complet IIChapitre 203 sur 203 · SCENE XVIII GENTILLAC, RIGOLIN, BAMBOCHE, puis ARTEMISE · texte numérisé non relu

SCENE XVIII GENTILLAC, RIGOLIN, BAMBOCHE, puis ARTEMISE

Ils se regardent, puis éclatent de rire.

GENTILLAC, — En voila une histoire!

RIGOLIN. — Ah! bien, j’ai fait un joli coup!... j’ai cru que c’était son gibier de ]’Opéra...

GENTILLAC, — Eh! non, malheureux... il est 14, son gibier... I] est méme faisandé.

Il indique le cabinet de toilette.

RIGOLIN. — La...?

GENTILLAC. — Oui... Tiens, le voila!

Artémise sort, la figure presque entierement recouverte de sa dentelle.

ARTEMISE, @ Geniillac. — Et maintenant, Je pars! RIGOLIN. — mai te voila, joli masque..

Il lui prend la taille.

ARTEMISE. — Mon neveu!

Elle découvre son visage.

RIGOLIN. — Ma tante Marjevol!

BAMBOCHE ET GENTILLAC. — Sa tante!

RIGOLIN. — Ma tante, ici!

ARTEMISE. — Mon neveu... donnez votre carte a OU Elle eee Gentillac et descend & gauche.

RIGOLIN. — Ah! lui?... mais 11 me connait.

ARTEMISE, — Je vous dis de donner votre carte. Monsieur m’a insultée!... Si vous voulez rester mon neveu, faites ce que je vous dis. RIGOLIN. — Diable! (@ Gentillac, bas). Dis donc... voila ma carte puisqu’elle le veut... Nous arrangerons ¢a a ]’amiable. ARTEMISE — Vous tuerez Monsieur!

RIGOLIN. — C’est ce que je lui disais..

GENTILLAC, vegardant la carte. — Tiens, tu as done déménagé? RIGOLIN. — Oui, c’était trop cher par 1a.

ARTEMISE. — Et maintenant vous allez me ramener chez moi. RIGOLIN. — Oui, ma tante! (2 part) Quelle corvée! ARTEMISE, @ Rigolin. — Venez}...

Elle passe devant.

BAMBOCHE. — Eh! bien, et moi?

Ricotin, — Ah! oui... Gentillac, je te la confie. ARTEMISE, du dehors. — Eh bien, mon neveu!

. RIGOLIN. — Voila, ma tante! (vagean?) Oh!... (J] sort en répé-

tant.) Quinze cent mille ‘francs! Quinze cent mille francs!

Bamboche et Gentillac se regardent.

BAMBOCHE. — ...Et alors?...

ye Ca ne Abe g ene Mae | non... seulement... faudra pas le dire a Rigolin. wes bétel!... nea 2

Hii Dee sur ses pe vies 3 ¥.

ee, bapatan avec ses deux mains sur les joues de Ger

dillac.-— Ouh! coco! (Pus rejetant sa téte en arriere sur Vépaule de Ge oy tl lac avec le ton profond d’un philpsophe.) Ah! c’est dréle, la vie!

RIDEAU

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