‹ Théâtre Complet IIChapitre 202 sur 203 · SCENE XVII LE MEMES, RIGOLIN, BAMBOCHE · texte numérisé non relu

SCENE XVII LE MEMES, RIGOLIN, BAMBOCHE

r BAMBOCHE, paraissant au fond avec Rigolin. — Nous revoila! ohé! ohé!...

RIGOLIN. — Dis donc, Fauconnet. Pourquoi m’écris-tu de ne pas t’attendre et d’aller me coucher en m’appelant : « Ma chérie ».

FAUCONNET. — Hein!

CLARISSE, — I] vous a écrit ca?

RIGOLIN. — Mais oui, ma belle enfant, tenez!

Il luz tend la lettre.

FAUCONNET. — Rigolin !

RICOLIN, considérant Clarisse. — Charmante, ta petite recrue du bal de Opéra! Il luz prend la taille.

CLARISSE. — Monsieur !

Elle lui donne un soufflet.

FAUCONNET. — Malheureux! c’est ma femme!

RIGOLIN. — Diable! (Saluant Clarisse.) Enchanté, Madame! CLARISSE. — Oui, monsieur, sa femme... sa femme qui est enchan-

tée également de tout ce qu’elle apprend... Ah! Ah! cest au bal de )’Opéra que vous étes allé chercher votre tendron...

FAUCONNET. — Ciarisse!...

CLARISSE, a Rigolin. — Et maintenant, Monsieur, que je vous rende votre lettre... Non, pas celle-la... « Ne m’attends pas, couche-toi... » c’était pour moi... (Tzvant l'autre carte de sa poche.) Mais ceci : « Nous soupons au Café Anglican avec Gentillac, viens nous retrouver. Améne Emilie ». Emilie c’est Madame, sans doute?

BAMBOCHE, descendant... — Euh... Oui, Madame.

CLARISSE. — N’est-ce pas?... Oui! Moi, j’avais cru que c’était ma

‘bonne. (Bamboche remonte. Remettant la lettre a Rigolin.) Eh! bien, c’est pour vous.

Rigolin remonte vers Bamboche.

FAUCONNET, — La!... tout est arrangé!

CLARISSE. — Allez, Monsieur! Passez devant! Nous nous expliquerons a la maison,

FAUCONNET. — Oui, chérie.

Il passe devant.

CLARISSE, 2 Emilie. -— Venez, Emilie!

EMILIE. — Si ga valait la peine de me faire lever!

Ils sortent.

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