ACTE TROISIEME - SCENE VII er
Sees ie — Ah! permettez.
AMANDINE. — Si, Monsieur, comme une dinde! Ne me contredisez pas, ce n’est pas poli.
DUFAUSSET. — Ah! si vous tenez a dinde.
AMANDINE, 7vepassant au premier plan. — Bon! insultez-moi, a présent l’injure aprés le mépris.
Elle s ’assied a gauche pres du bureau.
DUFAUSSET. — Ah! mais elle m’ennuie 4 Ja fin!
AMANDINE, éclatant. — Ah! Dufausset... Dufausset, vous avez déja assez de moi! vous me méprisez.
DUFAUSSET. — Mais non... mais non, du tout. (A fart.) Quelle bassinoite! (Haut:) Voyons, vous n’avez pas dormi. Eh bien, je sais, c’est trés ennuyeux.
AMANDINE. — Hélas!
DUFAUSSET. — Mais ¢a ne sera rien, je connais ¢a, ga m’est arrivé aussi.
AMANDINE, avec un rayon de joie, se levant. —- Vrai! Dufausset? ca t’est arrivé... ca vous est arrivé aussi. (A art.) Ah! il m’aime donc encore.
DUFAUSSET. — Mais oui... n’est-ce pas, on est agité... on se tourne d’un cété et d’autre.
AMANDINE. — Oui, oui.
DUFAUSSET. — On a trop chaud... la peau nous briile... on retourne son oreiller... on ne sait pas comment se mettre... et puis on finit par se lever.
AMANDINE, — C’est bien ¢a.
DUFAUSSET. — Eh bien, je sais ce que c’est... C’est le café... vous ne devriez pas prendre de café le soir. ~
AMANDINE. — Le café! Oh! linfame!
DUFAUSSET, — Ma concierge a Bordeaux, ¢a lui faisait le méme effet.
AMANDINE. — Ah! tiens!... je te hais!
Elle sort par le fond, DuFausseT. — Ah! tu... hein!... (A part.) Qu’est-ce qu’elle a? Ah! non, elle n’est pas méchante, mais c’est la téte qui déménage.