SCENE XII LES MEMES, PACAREL
PACAREL, paraissant au fond, — Allons bon! vous voila encore par terre, vous. I] était fait pour étre cul-de-jatte.
DUFAUSSET. — Ah! Monsieur, l’amour...
PACAREL. — Non, ne restez pas 4 mes genoux.
DUFAUSSET. — Non, je dis : l’amour est un sentiment immédiat... un instant m’a suffi pour me rendre follement épris de mademoiselle Julie.
PACAREL. — Hein! qu’est-ce qu’il me chante-la?... Comment c’est
lui qui... (A Lanoix qui arpente toujours et se trouve & ce moment & la hauteur de Pacarel.) Eh bien, et vous, qu’est-ce que vous faites donc?
LANOIX ,sans interrompre sa marche. — Vous voyez, je l’ai televé de faction.
Il remonte.
PACAREL. — Ah! bien, vous avez une bonne fagon de faire votre cour.
DuFAUSSET. — Ah! monsieur, vous étes 1’ami de mon pére... vous
ne me repousserez pas!... J’ai l’honneur de vous demander la main de votre fille.
PACAREL. — Hein! comment, vous... (Pouffant.) Allons, voyons! ne dites donc pas de bétises. 5
DUFAUSSET. — Comment cela ?
JULIE, passant au deuxteme plan. — Oh! papa, soit gentil. Enfin, a veux me marier... je le comprends! c’est pour toi... Mais en me mariant tu me donnes un mari, ¢a c’est pour moi... Eh bien, laisse-moi le choisir,
PACAREL, rzant toujours et faisant passer Julie au trotstéeme plan. — Non... non, Julie... je ne peux pas te dire... mais... Ah! elle est bien bonne. (Allant @ Dufausset.) Sixtinien, va!
DUFAUSSET. — Qu’est-ce qu’il a donc a rire comme cela?...