SCÈNE III : MITHRIDATE, ARBATE
MITHRIDATE
Enfin, après un an, tu me revois, Arbate : Non plus, comme autefois, cet heureux Mithridate Oui, de Rome toujours balançant le destin, Tenait entre elle et moi l'univers incertain : Je suis vaincu. Pompée a saisi l'avantage D'une nuit qui laissait peu de place au courage : Mes soldats presque nus, dans l'ombre intimidés, Les rangs de toutes parts mal pris et mal gardés, Le désordre partout redoublant les alarmes, Nous-mêmes contre nous tournant nos propres armes, Les cris que les rochers renvoyaient plus affreux, Enfin toute l'horreur d'un combat ténébreux :