ACTE II
Tous les cœurs en secret l'assuraient de leur foi ! Parle : peut-on le voir sans penser, comme moi, Qu'en quelque obscurité que le sort l'eût fait naître, Le monde en le voyant eût reconnu son maître ? Mais, Phénice, où m'emporte un souvenir charmant ?
Cependant Rome entière, en ce même moment, Fait des vœux pour Titus et, par des sacrifices, De son règne naissant célèbre les prémices. Que tardons-nous ? Allons, pour son empire heureux, Au ciel qui le protège offrir aussi nos vœux. Aussitôt, sans l'attendre, et sans être attendue, Je reviens le chercher, et dans cette entrevue Dire tout ce qu'aux cœurs l'un de l'autre contents Inspirent des transports retenus si longtemps.