ACTE I, SCÈNE XI
CHANTRAINE, tranquillement.
Elle est veuve.
MADAME GRÉCOURT, êtonnt^e.
Hein!
CHANTRAINE.
Cela étonne au premier abord. Nous avions divorcé et elle s'était remariée.
MADAME GRÉCOURT
Avec son complice ?
CHANTRAINE.
Non. Avec un autre monsieur.
Et Tavez-vous revue ?
CHANTRAINE.
Dernièrement... (Se retournanl vers Maurice.) Oui, je ,
Tai revue dernièrement... Elle était tout en noir, avec un long crêpe. C'est même une sensation assez curieuse de voir une femme qu'on a épousée porter le deuil de son mari.
MADAME GRÉCOURT
Vous êtes devenu un grand philosophe, monsieur Ghantraine.
MAURICE, lui frappant sur l'épaule.
C*est un homme d'une sagesse définitive, et qui, de sa vie, ne commettra plus aucune erreur.
CHANTRAINE.
Vous êtes trop bon, mon ami, vous êtes trop bon... Je suis confus...
MAURICE
J'espère que vous n*allez plus nous quitter, maintenant?.
i 90 l' ADVËRS A I RE
CHANTRÂlNdS, aiwc on petit sentiment de gêne.
Oh ! non... me voilà fixé à Paris...
MARIANNE
Vous dînez ce soir ave.î nous ?
CHANTRAÏNÊ, même Jeu.
Avec joie... madame... avec... joie...
MAURICE
Et que diable étiez-vous allé faire en province?
CHANTRAINE.
Voir des amis... des parents... éloignés... charmants, du reste... charmants...
MAURICE
Ah!
CHANTRAINE.
Oui... Oui... j'ai été plusieurs fois sur le poiat de vous écrire... mais je n'ai pas osé...
• MAURICE
Allons donc!
CHANTRAINE.
Oui... Je craignais de vous importuner.
MAURICE
Bah!
CHANTRAINE.
Je voulais vous demandei:... Figurez- vous?... vous allez rire...
MAURICE
Mais non...
CHANTRAINÇ.
Figurez-vous que ces parents... ces parents éloignés... voulaient absolument...
MAURICE
Eh! quoi?