ACTE IIIj SCÈNE XI
Je ne t'acçuse pas, jreiparqup; j^ i^'ai ^.ijcune
Sî'euve ppur t'accuser, sinon ma propre émotipn, es pressentiments, les mille choses obscures qui nous avertissent d'un danger ou d'un malheur... Et je ne veux pas te faire subir non plijs un vil interrogatoire de mari jaloux... Non, je m'adresse loyalement k toi. Depuis quelque t^i^ps, pQus hé^itonq presque h npus parler. Dès que nçm^ sommes sevils, qous p,ttô^aûns ayec iinp^Uçnce que qi)elq^'\^p ^ntr^ §1; sépare nos regards... tu ne pe^]^ pas j^e pas Ven être aperçue... EufinI ij y ^ poini:ne du qput^ e\ de rof^bre ^nt^e nous... Eh hi^^i t^phpns (]0 les dissiper, yepx-t^?... T^phon^ î^Çi redevenir les êtres clairs et joyeui^ qup ^Qiis étions...
MARIANNE
Oh ! ip devipe bien cp que tu pense^. pt tout
Oaqqe ! tu ne m^vftis pas habitude à me ps^rjpr wy ce ton.,, MMs, depuis, est-ce que j'ai fait la moindre allvisi<m?î • Voyons, soit justp. Est-ce que je ^e^ ai rppftrlé, 4p paf^iiaï^P Bréautin ? Je ne tenfi^is même p^s à Jui rappeler riuvitatjop... C'est toi qni ^^ insisté, qui lui as épritt qui as fixé le jour.. T Et voilà ^ous qupl pr^textp, ftvec je ^e sais quel potin en plus, c^r il n'y ^ pas autrp chose, n'est-ce p^s?... (EUe le re^^rde.) Voilà sous quel prétexte, tu en es arrivé à... mon Dieu ! oui... je ne me fais pas d'illusion après la façon dont tu viens (Ip me parler. . . tu e^ es à supposer peut-être . . .
MAURICE
Que tu me trompes?... Non, mon esprit n'a jamais osé aller jvisque-là, du moins nettement,
264 l'adversaire
directement. Ce serait pour moi, pour nous deux, une telle destruction de tout, un tel ravage de notre existence, que je n'ai pas la force de le concevoir.
MARIANNE
Maurice !
MAURICE
Evidemment, il est absurde de se dire : « Cette chose qui est arrivée à tant d'êtres humains, qui est contenue dans le mariage, comme l'accident dans le voyage, cette chose ne m'arrivera pas à moi ! » C'est absurde, je m'en rends très bien compte, et pourtant, voilà comment je raisonne ! Je ne peux pas me figurer que tu es une femme pareille aux femmes des autres, que notre union n'est pas d'une essence supérieure à celle d'un ménage ordinaire !... Marianne... Marianne, ce que je vais te dire, n'est pas une naïveté, un simple enfantillage !... Eh bien ! tu ne dois pas me tromper ! Ne me trompe pas ! Je t'assure que l'adultère n'est pas toujours une aussi plaisante aventure que se l'imaginent ceux qui en profitent. Certes ! il y a bien des maris que cela n'empêche pas d'être heureux, et des femmes qui n'en sont pas moins d'exquises maîtresses de maison. Mais le fond de tout ça est tout à fait vilain et même plein de dangers, sois-en convaincue... Je parle comme un mari, je le sais bien ; mais je sais aussi à quelle femme je parle...
(Il se passe la main sur le front.)
MARIANNE, se rapprochant de lui.
Mais tu souffres, Maurice, je vois que tu souffres !...
MAURICE
Oui... Oh! je ne le cache pas et je souffre même plus qu'il ne convient. Heureusement que