‹ Theatre Complet IV La Chatelaine L'Adversaire Monsieur PiegoisChapitre 183 sur 272 · PREMIER MONSIEUR · texte numérisé non relu

PREMIER MONSIEUR

On ne le saura jan^^ip.

LE CROUPIER, à haute voix.

Une fois, deux fois, trois fois... personne ne met au-dessus?... La banque est adjugée à monsieur le baron.

(Il rentre avec le bajon dans la salle de jeu ; les dçux messieurs les suivent.)

UNE DAME, à un voUin.

Vous avez tort. Dans les villes d'eaux, les premières banques sont en général mauvaises...

Allons !

UN AUTRE CROUPIER, qui s'est avancé sur la plate-forme.

Mesdames, messieurs ! la partie va commencer ! . . .

(Montent alors, avec la dame et le m^onsienr de la réplique précédente, deux jeunes gens et une antre dame, ainsi que deux autres joueurs qui se lèvent d'un canapé à droite.)

BOISGENET, s'approchant de l'escalier et faisant signe

au croupier.

Hé! Jean!

LE CROUPIER, descendant quelques marches.

Monsieur Boisgenet?

BOISGENET, baissant légèrement la voix et désignant la porte

de droite.

Est-ce que Piégois est chez lui?

LE CROUPIER

Il était en villégiature depuis deux jours, chez des amis, aux environs, mais il est revenu par le train de trois heures, avec madame.

BOISGENET.

Madame Piégois?... Comment! Piégois est marié ?

LE CROUPIER

A peu près.

BOISGENET.

Ah! oui... j'y suis... Une dame assez jolie, boulotte... avec de grands chapeaux !

LE CROUPIER

C'est ça.

BOISGENET.

A-t-il l'air de bonne humeur, en ce moment, monsieur le directeur du Casino?

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