‹ Theatre Complet IV La Chatelaine L'Adversaire Monsieur PiegoisChapitre 198 sur 272 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

LEBRASIER.

Pour ce que ça leur coûte !

HERBELIN

Ça ne leur coûte rien, je vous prie de le croire !

LEBRASIER.

Bref, je suis allé visiter une villa, la villa des Coccinelles. Elle est petite, assez sommairement meublée et d'un prix inabordable... J'ai demandé si Ton pouvait me céder le premier étage, on m'a adressé à vous.

Le premier étage seulement?

LEBRASIER.

Oui.

HERBELIN

Dans ces conditions-là, je ne suis pas autorisé à traiter. La villa ne m'appartient pas; je suis simplement chargé de la louer... La villa appartient au directeur du casino, qui en a fait construire un grand nombre sur le même modèle... 11 faudra le voir lui-même, ce qui sera facile... Je vais le chercher...

LEBRASIER.

Au fait, je voulais vous demander ça tout de suite... Le directeur du casino, c'est un nommé Piégois?

HERBELIN

C'est monsieur Piégois, oui, monsieur!

LEBRASIER.

Est-il grand ou petit, le vôtre?

HERBELIN

Grand.

318 MONSIEUR PIÉGOIS

umnAsim- Une grosse moustaobâ naÎF^?

Qui.

LEBRASIER.

De mon âge, à peu pj?è3?

HERBKLIN.

Oh! bien plus jjevme.... (Le regardant.) NoH, il a

peut-être vçttre ôge, majs il paraît bien plus jeune que vous.

LEBRASIËH.

J'ai été très lié jadis avec un Piéçois. Nous étions camarades d^ëcole... mais Je Tai pejrdu de vue, il y a sept ou l;i^i^ a,Q^... Non, Je réfléchis, ce ne doit pas être lui... Le mien était UDt bohàmo inouï, qui avait fini p^f f^T^ des tas de métiers pllis ou woias ^izarres et qui partait pour ^urner s^sjsez ipaj...

Ça doit être lui...

L^BRASIl^R, apercevant Piéaois qui ouvre la porte

delà salle <fe jeu.

Mais, en effet, c'est lui... Ah! par exemple I...

PIÊGQIS,

L^bj^dsi^r ! . . . (ii 4w^^^^ prép^i^iia^mni^nt.) Et comment vas-tu, depuis le temps?

(Il lui serre la m^in.)

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