‹ Theatre Complet IV La Chatelaine L'Adversaire Monsieur PiegoisChapitre 233 sur 272 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

PIÉGOIS, avançant la main pour prendre un papier.

Voyons... tout de même.

JANTEL.

Tenez... voici un plan... de chemin de fer... ou plutôt d'un tramway à vapeur, entre Majunga et Tananarive... une de ces petites lignes beaucoup moins coûteuses à construire... que les grandes... et qui... si Ton pouvait s'en occuper immédiatement...

PIÉGOIS, qui u parcouru les papiers pendant que Jantel lui parlait.

C'est bien vague, tout ça... Oh! que c'est vague ! . . .

JANTEL, lui présentant un autre dossier.

Ceci est une vaste affaire vinicole en Asie- Mineure... J'ai là, à ma disposition, des milliers d'hectares... vous voyez... douze mille... douze mille hectares.

PIÉGOIS, commençant à le regarder et après avoir parcouru

ces nouveaux papiers.

J'aime mieux celle-là !

JANTEL, avec un soulagement.

N'est-ce pas? Elle est excellente, celle-là... Je suis de votre avis, Piégois, elle est supérieure à l'autre, plus pratique, plus immédiatement exécutable... Je veux m'y attaquer tout de suite... Qu'en dites-vous?

PIEGOIS, sans répondre.

Et les autres? Voyons un peu.

JANTEL, «ans lui donner les dossiers.

Elles ne sont pas au point... 11 faudra les travailler ensemble... Tenons-nous-en, pour l'instant, à ce qui est solide... vraiment solide !...

386 MONSIEUn PIÉGOIS

PIÉGOIS, après un temps pendant lequel il a suivi les mouvements

de la physioAùlni^ 'de Jànfel.

Dites -moi, monsieur Jantel?... Avez-vous fait le calcul approximatif de ce qu'il faudra pour mettre ça en tf àiri ?

JANTEL.

Pour votre part?

PIÉGOIS.

Pour ma part.

JANTEL.

Oh ! c'est gros ! . . .

PIÉGOIS.

Ça m'est égal.

JANTEL.

Sept ou huit cchl mille francs éomiàié entrée en jeu.

PIÉGOîiS.

Ce sera sûïttsàftl ?

JANTEL.

Oui, à condition que vous puissiez me les verser dans le plus bref délai. Pouv^z-vous?

PIÉGOIS.

Je le pourrais.

JANTJSL, avec nh àir Bftatidùi eï îaimnî èiir l'i^pàtilè de Pté{foi's.

Jlè Vous Hpbhdfe, Ptégtiis, cJùIb Vbilâ un cat}ltal qui fi'Uctlftet'à ènlre hiés mains !

PIÉGOIS, assis sur le canapé et regardant Jantel.

Je n'en doute pas... Je vous crois très malin... très fort... (Souriant.) Sfeulemôut...

JANTEL.

SiBUliemeht?

PÏ'ÉGÔIS.

Seulement... écoulez... Moi non plus, je lie

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