ACTE II, SCÈNE I
THÉRÈSE
Ils sont restés dans le parc un instant. Ils connaissent le château.
CLOTILDE
C'est beaucoup plus grand que je ne 1b croyais, Sauveterre... Je Tavais visité autrefois, je ne me le rappelais plus du tout.
THÉRÈSE, à Jossan.
Voici, monsieur, le cabinet de travail dont je vous ai parlé Tautre jour.
JOSSAN.
C'est un bijou.
LE BARON
Voilà une bien belle cheminée!...
THERESE
Elle représente — je vais vous parler comme un guide — un couronnement de château, avec créneaux et mâchicoulis, et elle rappelle, d après ce que j'ai entendu dire à un vieux concierge qui la montrait aux visiteurs avec orgueil, la célèbre cheminée de l'hôtel de Jacques-Cœur, à Bourges.
JOSSAN, s' approchant.
Oh! les jolies petites figures!
THÉRÈSE
Ici, le vieux concierge ajoutait toujours : « Les petites figures entre les créneaux sont très intéressantes comme expression ».
JOSSAN.
11 avait raison, le concierge. Et que disait-il des chapiteaux de ces colonnes?
THÉRÈSE
Il disait : « Ces chapiteaux sont formés par des
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feuillages et entre autres dessins, de feuilles de choux mangées par des colimaçons. »
LE BARON
Ah! ah! voyons un peu...
(Il ê'approche.)
JOSSAN.
L'agronome se réveille.
LE BARON, regardant de près.
C'est pourtant vrai, voici un colimaçon.
(Il le touche.)
JOSSAN.
Ne le dérange pas. Laisse-le manger.
LA GOUVERNANTE, entrant.
Madame, Jacques vient de se réveiller.
THÉRÈSE
Ah ! Et qu'est-ce qu'il demande?