ACTP ?II, SCÈNE III
Je le gaip bien. Mais comme (l'aiitra part j'avais à vous parler de certaines formp^lités relatives h notre divorce, j'ai profité de l'occasion et je suis venu.
THÉRÈSE
Mais il n'y a pas de mal. Asseyez-vous donc.
Cpipmept va Jç^cques?
THÉRÈSE
A merveille. Il joue syr la pelouse, (^iie désigne la gauche.) Vous Tembrasscrez tout à l'heure... Alors vous avez consulté notre avoué?
GASTON
Je l'ai vu à peijae up instaijt, mais je lui ai parlé de notre résolution. Le^ divorces comme le nôtre sont très simples et très rapides. Nous n'aurons qu'à organiser un des cas reconnus par la loi, ce qui est facile : injures graves, adultère du mari...
Oh! de côté-là...
GASTON
Vous voulez dire que j'ai pris les devants?
Sans doute, mais les circonstances auxquelles vous faites allusion, n'ont pas été constatées légalement... Elles sont donc nulles et non avenues pour un tribunal. Et si l'un de aous, aujourd'hui, pour UQP raison quelconque, ne voulait plus du divorce, il serait presque ipipossible à l'autre de l'obtenir.
Alors, tout est à souhait.
iOO LA CHATELAINE
GASTON
Parfaitement. Où comptez-vous vivre une fois le divorce prononcé?
THÉRÈSE
A Paris, à cause de l'éducation du petit. Et vous?
GASTON
Mais moi aussi. Je suis très heureux, Thérèse, ai-je besoin de vous le dire, de la façon avantageuse dont Sauve terre a été vendu. Je ne croyais pas à un pareil résultat, et j'étais assez inquiet de votre avenir. Je ne regrette qu'une chose, c'est de n'avoir pu, hélas ! l'assurer moi-même.
THÉRÈSE
J'en suis convaincue... mais ne parlons plus de cela... Ce qui est passé est passé.
GASTON, une pause.
C'est le Jossan de Paris qui a acheté Sauveterre?
THÉRÈSE
Monsieur André Jossan?
THERESE
André Jossan. Vous ne le connaissez pas, je crois?
GASTON
De vue seulement.
THÉRÈSE
Ah!
GASTON
Je l'apercevais autrefois à Paris, un peu partout... au théâtre, aux courses...
-.w- * ' THÉRÈSE.
f ^' 'Est-ce qu'il vous connaît, lui?