ACTE I, SCÈNE III
MARIANNE
Et Maurice qui n'est pas là... Je suis très embarrassée, moi!... Que laire?
MADAME BRÉAUTIN.
Mais, ma chère, il n'y a qu'à le recevoir vousmême, en attendant votre mari... Soyez sûre qu'il vient pour quelque chose de très important... Qui sait?... peut-être pour demander à Darlay de se charger de sa défense.
MARIANNE
Ce serait trop beau...
MADAME BRÉAUTIN.
Limeray connaît-il déjà votre mari?
MARIANNE
Mais très bien!... depuis l'Ecole de Droit...
MADAME BRÉAUTIN.
C'est cela, n'en doutez pas... Tous mes compliments. C'est une grosse affaire pour Darlay.
BRÉAUTIN.
Au revoir, chère madame... Nous vous laissons...
MARIANNE
Si je le faisais entrer?...
BRÉAUTIN.
Vous n'y songez pas!... J'ai voté dans le sens de l'arrestation... Ce serait très gênant pour lui.
MADAME BRÉAUTIN.
Et pour toi aussi.
BRÉAUTIN, arec dignité.
Pour tous les deux...
170 l'adversairp
MADAME BaÉAUTIN, à Marianne.
Dites donc... je suis très curieuse de savoir le résultat... Je repasserai dans l'après-midi.
MARIANNE
Je vous en prie, chère madame... à tantôt...
(A madame Grécourt:) Tu ne t'éloîgues pas, maman?. . .
MADAME GRÉCOURT
Non... non...
(Sortent Bréautin et madame Bréautin^ reconduite par madame Grécourt.)
MARIANNE, à Rosalie, qui a'eai tenue près de la porte de
la bibliothèque.
Faites entrer!...