‹ Théâtre completChapitre 114 sur 592 · Voir Britannicus, note du vers · texte numérisé non relu

Voir Britannicus, note du vers

10. .\talide est certaine de son malheur; mai^ elle éprouve un cruel plaisir à vider le calice jusqu'à la lie.

11. Comme ce vers peint bien le mécontentement d'un vieux politique mêlé malgré lui à des intrigues amoureuses! — Pour querellant, voir jphigénie, note du vers 1362.

12. Var. — Déjà, dans un vaisseau sur l'Euxin préparé. (1672-87.)

Chargeant de mon débris les reliques plus clicres ',

Je méditais ma l'uite aux terres étrangères -.

Dans ce triste dessein ' au Palais rappelé, 875

Plein de joie et * d'espoir, j'ai couru, j'ai volé.

La porte du Serrail ^ à ma voix s'est ouverte;

Et d abord une esclave à mes yeux s'est ofTerfe,

Qui m'a conduit sans bruit dans un appartement

Où Roxane attentive écoutait son amant. 880

Tout gardait devant eux un auguste silence.

Moi-même, résistant à mon impatience,

El respectant de loin leur secret entretien,

J'ai longtemps immobile observé leur maintien.

Enfin avec des yeux qui découvraient son âme®, 885

L'une a tendu la main pour gage de sa flamme;

L'autre, avec des regards éloquents, pleins d'amour,

L'a de ses feux. Madame, assurée à son tour.

ATALIDE

Ilélas ' !

ACOMAT

Ils m'ont alors aperçu l'un et l'autre. « Voilà, m'a-t-elle dit, votre prince et le nôtre. 890

Je vais, brave Acomat, le remettre en vos mains. Allez lui préparer les honneurs souverains : Qu'un peuple obéissant l'attende dans le temple.

1. Pourrféôm, voir BW/aimicus, note du vers 5ï6. — ^e/'yi(es, mot qui a vieilli, dans Je sens où le prend ici Racine : restes de quelque chose de grand; il était d'un usage fréquent au temps de Malherbe, qui a écrit (11, ii) :

Tons ce^ chers H'œiires antiques Oui à peine leurs reliques.

Voitr plus chères, voir la note du vers 623.

2. Eneore des vers qui préparent le dénoùment; on ne saurait trop admirer l'art avec lequel le poète fait concourir tous les détails à la même fin.

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