ACTE IV, SCHNE I
Mais je veux bien prendre soin d'une vie
Donl vous jurez que dépendent vos jours'. Je verrai la Sultane ; et par ma com[)laisance*, Par de nouveaux serments de ma reconnaissance, 1140
J'apaiserai, si je puis, son courroux.
N'exigez rien de plus. Ni la mort, ni vous-même. Ne me ferez jamais prononcer que je l'aime*.
Puisque jamais je n'aimerai que vous*. »
Hélas ! que me dit-il? Croit-il que je l'ignore? 1143
Ne sais-je pas assez qu'il m'aime, qu'il m'adore^?
Est-ce ainsi qu'à mes vœux il sait s'accommoder® ?
C'est Roxane, et non moi, qu'il faut persuader ''.
De quelle crainte encor me laisse t-il saisie ?
Funeste aveuglement*! Perfide ^jîilousie! H50
Récit menteur i" ! Soupçons que je n'ai pu celer " !
Fallait-il vous enicndre, ou fallait-il parler'^?
C'était fait, mon bonheur surpassait mon attente.
J'étais aimée, heureuse, et Roxane contente.
Zaïre, s'il se peut, retourne sur les pas. 11S3
Qu'il l'apaise''. Ces mots ne me suffisent pas.
Que sa bouche, ses yeux, tout l'assure qu'il l'aime.
I . Atalide, on se le rappelle, a juré qu'elle ne burvivrait pas à son amant. ti. Voir la note du yeis 137.