Tristan avait eu la même audace en écrivant son Osman
4. Les idées qu'exprime ici le poète sont très justes et très sages. Dans notre siècle, plus d'un écrivain dramatique s'en est écarté, sans avoir eu précisément beaucoup à s'en féliciter. Des tentatives semblables avaient eu lieu d'ailleurs au ■i.-ommencement du xtii" siècle, et même dès le xvi* siècle. En 13S9, un an après le meurtre du duc de Guise, Pierre Mathieu avait donné sa Guisiade; deux ans après l'assassinat d'Henri III, Claude Billard faisait paraître sa Mort d'Henri 111; peu de temps après la mort de Coligny, on jouait un Coligny de Clianl.Ioup, et, en 1605, l'Ecossaise ou Marie Stuart d'Antoine de Montchreslien faisait couler des pleurs.
5. Var. — « Les personnes qne nous avons vu [sic). » (1676 et 1687.)
6. (Tacite, Annales, I, xr,vii.) u Ci^ passage ne prouverait-il pas que pour rendre les héros plus dignes de notre admiration, il faut les faire paraître, non tels qu'ils sont, mais tels qu'ils doivent être ; car pourquoi le respect pour les héros s'augraeute-t-il à mesure qu'ils s'éloignent de nous? C'est qu'un homme, quelque grand qu'il soit, a toujours des faiblesses, et que la connaissance que nous en avons ne peut manquer d'affaiblir l'idée d'estime ou d'admiration qu'on veut nous inspirer pour lui. Si, malgré la distance des temps et des lieux, le poète nous représente son héros tel qu'il était, avec toutes ses faiblesses, il le remet, pour ainsi dire, parmi nous, et nous inspire d'autant moins de respect pour lui. qu'il le rend plus semblable à nous. » (Lcmbau db Boisjehmaix.)