‹ Théâtre completChapitre 188 sur 592 · Il y a dans ces derniers mots une légère nuance d'ironie · texte numérisé non relu

Il y a dans ces derniers mots une légère nuance d'ironie

ACOMAT

Oui, d'esclaves obscurs, Nourris loin de la guerre, à l'ombre de ses murs ; Mais toi, dont la valeur, d'Amurat oubliée ', Par de conamuns chagrins- à mon sort s"est liée. Voudras-tu jusqu'au bout seconder mes fureurs-'? 1420

OSMIN

Seigneur, vous m'olTensez. Si vous mourez, jemcurs*.

ACOMAT

D'amis et de soldats une troupe hardie

Aux portes du palais attend notre sortie.

La Sultane d'ailleurs se fie à mes discours.

Nourri dans le Serrail, j'en connais les détours ^ ; 1425

Je sais de B;ijazet lordinaire demeure.

Ne tardons plus, marchons®. Et s'il faut que je meure,

Mourons : moi, cher Osmin, comme un Visir ; et toi,

Comme le favori d'un homme tel que moi''.

1. Ainsi, Osmin n'est pas un simple confident; c'est un capitaine dont Mijurad n'a pas rérompcnsé suffisamment les services, un mécontent que s'stt atluclié le visir.

Page 1