SCENE V
ROXANE, ZATIME.
ROXANE
Pour la dernière fois, perfide, tu m'as vue, Et tu vas rencontrer la peine qui t'est due.
ZATIME.
Atalide à vos pieds demande à se jeter *,
1. « Laissez vivre la pauvre Floridon, quel que soit notre crime. Je ne puis désavouer à votre Hautesse que c est moi seul qui l'ai commis. » (Seouais, Floridon, p. 77.) — Bajazct pirle coraine il iloit parler ; mais il doit comprendre comme nous que Roxane veut dorénavant des ell'ets, et non plus des discours.
1. Ce vers est d'un grand poète, et d'un grand peintre des passions.
3. «L'accent sombre, le geste impérieux, le rcgird étincelant de Rachel, à ce mot, furent si puissants sur les spectateurs, qu ils vovaieiit Bïijazet percé de coups se débattre entre les mains des muets. » (M. Vbdrl. Nntir.a sur MddolïKiiselle Rnrhel, p. 70.) — Cependant M. Edouard Thierry dit que, dans les derniers temps, ■( elle imagina en disant le : Sortez, de tourmenter son poignard au rebours do la situation. » — Girauld de Sainville, dans la paraphrase on prose qu'il a faite de ftnjazp.t sous le nom de Pliiladnlphn, a complètement détruit l'effet de ce terrible : Sortez: « A ces mots, Ptolémaïde, désespérée, bannit de sa présence ce m ilheureux Prinei-, et ne voulut plus ni le voir ni l'entendre. » (p. 69). — Pradon, dans sa tragédie de Piraine et Thlsbé{\, vi) a grotesquenient développé ce mot :
PinAMB.
Vous ne lépondui rii'n, Mailatiie ?
AMKSTRis. tout bas.
Ah ! le cruel 1
â Pirnme. lotit haut.
J'y répondrai, soniv.. — Ah Oieiix ! quel cnii|i mmlel! A pic'-cnl |.' siii-i libre, exlialez-Toiis, ma n.iiiiine ; Sortez, lâches suiipirs, avec l'ingrat Pirame. Toi, B.irsiiiL', aiJe-iiioi, m'en d'<niiaiit de l'horreur, A lelaire sortir (si tu peui) de mon cœur.
4. « Nous ne verrons plus rien qui soit susceptible d'un effet théâtral. Roxane. qui, après avoir envoyé son amant à la mort, attend tranquillement .'i.talidc, et
Et VOUS prie un moment de vouloir l"écouter,
Madame : elle vous veut faire l'aveu fidèle iolQ
D'un secret important qui vous touche plus qu'elle.
nOXANE.
Oui, qu'elle vienne' ; et toi, suis Bajazet qui sort ; Et, quand il sera temps, viens m'apprendre son sort-.