‹ Théâtre completChapitre 236 sur 592 · De honneur, » avait écrit Amyot · texte numérisé non relu

De honneur, » avait écrit Amyot

7. Ce mot est resté longtemps dans le domaine delà comédie. « Je te baillerai sur le nez. si tu ris. » (Molière, Le Bourf/eois gentilhomme, \\\, ii.' Il est usité encore dans les campagnes. Autrefois, ce synonyme de donner s'employait parfaitement dans le style noble : « Dans le langage de l'ancienne chevalerie, bniilcr sa foi était synonyme de tous les prodiges de l'honneur, n (CBATBACBnUMo, Génie du Christianisme 1 II, ii, 2.)

5. « Des biens qu'elle avait espérés, ii {Texte d'Amyot.) 0. « Dont paravant elle, n (Ibid.)

10. " Et quand ce Baechilides fut arrivé devers elles, et leur oust fait commandement de par le Roy, qu'elles eussent à eslire la manière de mourir r|ui leursemblerait l'i cliarune plus aisée, et la moins doulcureuse, elle s'arracha, etc. ii (Ibid.) Le mot iidanc, que Racine ajoute au texte d'Amyot, est un vieux mot qui avait le senni'ahirs : « Et pouvait avoir adonc environ seize ans. «(Enoi-siRT, I, i, 27.)

11. Ce détail n'a rien de gracieux ; Racine a bien fait de le supprimer dans sa tragédie, et de laisser les crachats au JodeJet de Scarron.

12. " Tendit la gorge à liacchilides pour la lui couper. » {Texte d'Amyot.)

se nommait Slratonicc. Elle livra aux Romains une place de grande importance, où étaient les trésors de Milhridule, pour mettre son fils Xipharès dans les bonnes grâces de Pompée. 11 y a des historiens qui prétendent que Milhridalc fit mourir ce jeune prince, pour se venger de la perfidie de sa mère K Je ne dis rien de Pharnace *. Car qui ne sait pas que ce fut lui qui souleva contre Milhridate ce qui lui restait de troupes, et qui força ce prince à se vouloir empoisonner, et à se passer son épée au travers du corps pour ne pus tomber entre les mains de ses ennemis? C'est ce même Pharnace qui fut vaincu depuis par Jules César, et qui fut tué ensuite dans une autre bataille ^.

1. Plutarque nous apprend dans la Vie de Pompée (Trad. d'Aiiiyot, LIV), que cette femme, chère à Mitliridate entre toutes les autres, était fille d'un « musicien chantre, » taudis que les autres épouses du roi étaient pour la plupart « filles de princes, seigneurs ou capitaines. » Appien [De la guerre Mitkrilatique, trad. Claude de Seyssel, xv) raconte ainsi la mort de Xipharès, sur lequel il ne donne pas d'antres détails : « Iceluy JJIIhridates avoit un cliastoau fort dedans lequel il avoit en dos caves grand thrésor et grande quintité d'or et d'argent, bien fermé à grosses barres de fer, dont ensemble du chasteau il avoit baillé la garde à une de ses lenimes ou roneubines nommée Stratoniee, laquelle, durant le temps que Mitliridates alloit environnant le pays de Pont, rendit la place, ensemble les thresors, à Pompée, par tel convenant qu'il luy promit que si son fils Xipharès venoit en son pouvoir il ne luy feroit aucun mal, ains le lairroit aller à sa liberté, ce que Pompée luy accorda. Et outre ce luy permit emporter tous les bagages et joyaux appartenant à elle. Dont par despit, Mitliridates estant sur le bord de la mer au <létroit de Bosphore, occit le dicl Xipharès à la veuë de la mère qui estoit à l'autre bord, puis le jecta en la mer, afliii qu il n'eust aucune sépulture. Et par ce moyen pour se venger de la mère usa de grande cruauté contre son fils. » Dion ('«assius, enfin XXXVII, vu), nous dit que Stratoniee était iiritéede ce que Mitliridate l'avait abandonnée; le texte oQ'rc aussitôt une lacune, après ces mots x«i toi -aiSb; «ùtt.^... Les traducteurs et les commentateurs ont traduit et expliqué : « quoique son fils s'y opposât avec force. >-

2. Pharnace était fils de Milhridate et d'une de ses sœurs, nommée Laodice.

3. Il Depuis que César eut eu la victoire contre Pompée, iceluy Pharnaces se meist en armes contre luy, et lorsqu'il s'en revenait d'Egypte, le vint rencontrer emprès le mont Scoioba, au lieu que son père avoit jadis delfaict les Romains qui cstoient a\ee Triarius. Mais il fut vaincu, et s'enfuit en Siuope avec mille chevaux, tint seulement. Toutefois César no se soucia de le suyvir, ains y envoya Domitius. auquel il rendit Sinope, et durant la tresve s'enfuyt avec ses gens de cheval. El après voyant qu'ilz se mutinaient contre luy, feit tuer leurs chevaux, et s'enfuit par mer en Pont, et assembla quelque nombre de Scythes et de Sauromates avec lequel il print les citez de Tlieodosie et de Panticapee. Mais Asander pour la hayne qu'il lui portoit vint derechef contre luy, et pourtant que ses gens de cheval n'estoient pas accoustumez de combattre a pied, furent vaincus. Toutefois iceluy Pharnaces, combien qu'il fust abandonné de ses gens, combattit et soy dellcnilit moult hardiment. Mais à la fin il fut blessé tellement qu'il en mourut, estant en l'aage de cinquante ans, après qu'il eut tenu le royaume de Bosphore quinze ans. » {kvsivn. De la guerre AlUhridalique, trad. Claude de Seyss. 1, XIV.)

ACTEURS

MITHRIDATE, roi de Pont et de quantité d'autres royaumes La Fleur'.

MOMME, accordée avec Milhridate, et déjà déclarée reine M''« Champmélu *.

'I fils de Mitliridate, mais de dif- Champmèlé^.

-,T„„.n,sc ( férentes mères Buécocrt *.

AlFrlAntib, /

ARBATE, confident de Mitliridate, et gouverneur do la place de Nympbée Hauterocue *.

PHiEDIME, confidente de Monime.

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