Tu me comprends
2. Pradon a imité visiblement cette scène dans sa tragédie de P/cjrfiV et
Jiippolyte {IV, v) :
PnÉDKS.
Thésée esl à Trczèneî ali ! liiricsle retour.
Qui m'arrache à jaiiiiiis l'espoir de mon amour.
Quoi 7 l'Ame toute en feu ilHipimlyte embrasée,
Irai-je recevoir l'inTortuiié Thésée?
Iiai-je m'exposer à ses ch.iïrins jaloux ?....
Que ne puif-je changer de cœur et de vi-age?
Je crains que de son fiU il nW trouTe l'image.
Mon trouble, ma roui;eur, mes regards languissants,
Tout parle d'HippoIvie et du l'en que je ?cn> ;
Mon fiont va me trahir, el ma lan^^ne interdite
Maccuser à Thésée, et nommer liippuljle;
Mes jeux en sont remplis, mon cœur en est al'eint,
Et dans tous mes transports Hippolyle e?l dépeint.
Il vient aïec Thésée; ah fiel : ils sont ensemble ;
Je les verrai lou< deux ! Ah ! Princesse, j'en tremble.
J'entends du bruit, on vient ; je cours dans ce malheur
Leur cacher mon amour, ma rage et ma douleur.
3. Décidément, cotte confidente a reçu une éducation beaucoup moins soignée que la Phénice de Bérénice. — Travprsfr a ici le sens de : tourmenter, troubler : « Personne ne se met en tête de traverser son bonheur. » (Hixilt., Gram., iO.)