‹ Théâtre completChapitre 273 sur 592 · Tu me comprends · texte numérisé non relu

Tu me comprends

2. Pradon a imité visiblement cette scène dans sa tragédie de P/cjrfiV et

Jiippolyte {IV, v) :

PnÉDKS.

Thésée esl à Trczèneî ali ! liiricsle retour.

Qui m'arrache à jaiiiiiis l'espoir de mon amour.

Quoi 7 l'Ame toute en feu ilHipimlyte embrasée,

Irai-je recevoir l'inTortuiié Thésée?

Iiai-je m'exposer à ses ch.iïrins jaloux ?....

Que ne puif-je changer de cœur et de vi-age?

Je crains que de son fiU il nW trouTe l'image.

Mon trouble, ma roui;eur, mes regards languissants,

Tout parle d'HippoIvie et du l'en que je ?cn> ;

Mon fiont va me trahir, el ma lan^^ne interdite

Maccuser à Thésée, et nommer liippuljle;

Mes jeux en sont remplis, mon cœur en est al'eint,

Et dans tous mes transports Hippolyle e?l dépeint.

Il vient aïec Thésée; ah fiel : ils sont ensemble ;

Je les verrai lou< deux ! Ah ! Princesse, j'en tremble.

J'entends du bruit, on vient ; je cours dans ce malheur

Leur cacher mon amour, ma rage et ma douleur.

3. Décidément, cotte confidente a reçu une éducation beaucoup moins soignée que la Phénice de Bérénice. — Travprsfr a ici le sens de : tourmenter, troubler : « Personne ne se met en tête de traverser son bonheur. » (Hixilt., Gram., iO.)

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