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Pour complice

7. Un grand nombre de substantifs au xvii« siècle s'écrivaient avec de grandes lettres ; l'édition princeps, dans cette scène, met des majuscules aux mots : Ciel, Époux, Autel, États. Roy, Pirate, Univers, Ayeux, Fils, l'ère et Traître,

212 MITlIRinATE.

Traverse ' mes desseins, ni'oulrage, m'assassine -,

Aime la Reine enfin, lui plaît ■', et me ravit

Un cœur que son devoir à moi seul asservit *. 610

Heureux pourtant, heureux que dans celte disgrâce ^

Je ne puisse accuser que la main de Pharnace;

Qu'une mère infidèle, un frère audacieux

Vous présentent en vain leur exemple odieux!

Oui, mon fils, c'est vous seul sur qui je me repose, 615

Vous seul qu'aux grands desseins ^ que mon cœur se propose

J'ai choisi dès longtemps pour digne compagnon,

L'héritier de mon sceptre, et surtout de mon nom.

Pharnace, en ce moment, et ma flamme ofi'ensée

Ne peuvent pas tout seuls occuper ma pensée. 620

D'un voyage important les soins elles apprêts,

Mes vaisseaux qu'à partir il faut tenir tout prêts,

Mes soldats dont je veux tenter la complaisance ',

Dans ce même moment demandent ma présence.

Vous cependant ici veillez pour mon repos; 62o

D'un rival insolent arrêtez les complots.

Ne quittez point la Reine; et, s'il se peut, vous-même

Rendez-la moins contraire aux vœux d'un Roi qui l'aime*

Voir Britannicus, note du vers 1041.

2. Presque tous ces mots se trouvaient iléjàdans la bouche (i'.Mceste {la A/isanhrope, IV, u), alors qu'il a eu la preuve des infidélités de Célimène :

Ah ! tout e-t ruiné ; Je suis, je suis trahi, je suis assassiné.

3. Xipliarès no dit rien; il croit être l'objet de la colère paternelle; aussi le yioète a-t-il eu l'art de mener cette scène très rapidement ; quelle? paroles auraitil pu mettre, maintenant et un peu plus tard, dans la bouche du jeune prinec?

4. Asservir, c'est proprement : tenir en dépendance; Arsinoé dit de Célimène dans le Misantlirope (Hl, vu) qu'elle est

Indigne d'asservir le ccuur d'un galant homme.

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