Antiochus disait à Bérénice (I, iv
Au moins souvenc7.-vous que je cède i vos loii, Et que vous m'écoulez puur la dernière fois.
5. Pour que la gradation fût observée, il faudrait que le poète eût écrit : m'intéresse et m'afflige.
0. On faisait au xvii' siècle un usage constant de ce mot pour désigner les be^Hités qui attirent. C'est le pluriel du mot appât, dont l'ancienne orthographe
MITHRIDATE
Firent naître un amour qu'ils ne méritaient pas *;
Rappelez - \in espoir qui ne vous dura guère,
Le trouble où vous jeta l'amour de votre père,
Le tourment de me perdre et de le voir heureux, 685
Les rigueurs d'un devoir contraire à tous nos vœux :
Vous n'en sauriez, Seigneur, retracer la mémoire ',
Ni conter vos malheurs, sans conter mon iiistoire ;
Et lorsque ce matin j'en écoutais le cours *,
Mon cœur vous répondait tous vos mêmes discours ^ 690
Inutile, ou plutôt funeste sympathie ^!
Trop parfaite union par le sort démentie "^ !
Ah! par quel soin cruel le ciel avait-il joint
Deux cœurs que l'un pour l'autre il ne destinait point?
Car, quel que soit vers vous le penchant qui m'ajtire, 695
Je vous le dis, Seigneur, pour ne plus vous le dire *,
était appast, et, au pluriel, appasts on appas. Corneille a donc eu tort de dire dans Sertorius (III, iv) :
Si jamais une nHiiitiie eut pour vous qiiel({iie appas,
et Molière dans l'Ecole des femmes (I, i) :
Qui dorlcii sûreté sur un pareil appa«, etc.
1. Ici Monime fait de la modestie ; elle n'en faisait pas tout à l'iioui-e.