‹ Théâtre completChapitre 368 sur 592 · ACTE IV, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV

Pour VOUS porter au trône où vous n'osiez prétendre ' ?

Ne me regardez point vaincu, persécuté :

Revoyez-moi vainqueur, et partout redouté.

Songez de quelle ardeur dans Ephèse adorée, 1295

Aux filles de cent Rois je vous ai préférée ;

Et, négligeant pour vous tant d'heureux alliés ^,

Quelle foule d'Etats je mettais à vos pieds-'.

Ah ! si d'un autre amour le penchant invincible

Dès lors à mes bontés vous rendait insensible, 1300

Pourquoi chercher si loin un odieux époux * ?

Avant que de partir, pourquoi vous taisiez-vous ?

Attendiez-vous, pour faire un aveu si funeste,

Que le sort ennemi m'eût ravi tout le reste,

Et que, de tiutes parts me voyant accabler, 1305

J'eusse en vous le seul bien qui me pût consoler"?

1. Monime répondra tout à l'heure à ces paroles avec beaucoup de dignité (t. 1325-1326^.

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