Voir Britannicus, note du vers
3. « L'abus que Racine fait du mot cœur est inouï. Il est évident que, pour les hommes de son temps, le cœur, après avoir passé pour être le siège de la p:ission, était devenu la passion même, qu'il se confondait et ne faisait plus qu'un avec elle. Ecoutez Andromaque :
Je ne viens pas ici par de jalouses !arnie<
Vous envier un cœur qui se rend à vos charmes. Par une main cruolle, héla* ! j'ai vu percer Le «eul où mes re^iartls prétendaient s'adresser : Ma Oamme par Hector fui jadis allumée ; Avec lui djns la tombe elle s'est enferniée.
Qui ne voit que dans cette période cœur est pris en deux sens ? que dans les deux premiers vers il signifie affection, tendresse, que dans les deux autres il n'a plus que sa signification matérielle et anatomique ? Par exemple, il serait fort difficile de dù-e si le cœur oii les regards prétendent s'adresser est un cœur moral ou un cœur physique : car il est parfaitement invisible dans les deux cas.
j Et toujours lous les cœurs penchent vers Bajazet :
D'une commune voix ils l'appellent au trône.
Un cœur qui penche ! et ce même cœur qui a une voix et qui appelle ! » (M. Sarcey. le Temps, Chroràque théâtrale du 7 juillet 1873.)