‹ Théâtre completChapitre 447 sur 592 · I^iviveia, V · texte numérisé non relu

I^iviveia, V

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2. En montrant à Agamemnnn qu'il se plaindrait à tort des Dieux, Arcas met ainsi tout naturellement le spectateur au courant de ce qu'il doit connaître.

3. 11 n'y a pas d'hiatus; mais la nécessité d'élider l'e final du mot Troie aminé le plus desagréable rapprochement de voyelles. Achille dira de même dans la scène suivante :

C'est à Troie, et j'y cours.

4. Remarquez cet emploi du mot tous avec un nombre déterminé.

5. Nous entrons dans le vif du sujet. Voici comment Ovide (^eV«?7!.,Xn, 2-i-2C) explique ce calme prodigieux :

l'ermanel Aoniis Nereus yiolcnlu? in undis, Bellaqne non Iransl'ert : et suiitqni parcere Trdjaa Neplurium creJaiil, quia iiiœnia leceral urbis.

6. Eole tenait les vents emprisonnés dans des outres; quand il lui plaisait, il les déchainait sur le monde.

3 52 IPniGENIE.

D'Ilion trop longtemps vous ferment le chemin.

Mais parmi tant d'honneurs vous êtes homme enfin * ;

Taadis que vous vivrez, le sort, qui toujours change,

Ne vous a point promis un bonheur sans mélange.

Bientôt.. . Mais quels malheurs dans ce billet tracés » 35

Vous arrachent, Seigneur, les pleurs que vous versez?

Votre Oreste aubercenu va-t-il finir sa vie?

Pleurez-vous Glytemnestre, ou bien Iphigénie?

Qu'est-ce qu'on vous écrit? daignez m'en avertir ''.

AGAMEMNON

Non, tu ne mourras point, je n'y puis consentir *. 40

ARCAS

Seigneur...

AGAMEMNON

Tu vois mon trouble ; apprends ce qui le cause, Et juge s'il est temps, ami, que je repose.

Tu te souviens du jour qu'en Aulide assemblés Nos vaisseaux par les vents semblaient être appelés. Nous partions ^ ; et déjà, par mille cris de joie, 45

Nous menacions de loin les rivages de Troie. Un prodige étonnant fît taire ce transport : Le vent qui nousjlattait nous laissa dans le porl ^.

Les princes sont des Dieux 'ujet» ani lois des hommes ; Ils so.illrenl cumiue tious, ils sont ce que nous somme?.

(ROTROC, Iphig., 1, 1)

2. L'esclave d'Euripide, qui a vu Agamemnon écrire, déchirer, recommencer cette lettre, sait qu'elle est écrite par le roi. L'Arcas de Racine suppose qu'Agamemnon vient de la recevoir.

3. Avertir a ici le sens d'instruire ; on a critiqué ce mot que Racine avait employé dans Bujazet (IV, 3) avec le même sens :

Atalioe.

Eh quoi! Madame! Osmin

ROXANB.

Elait mal averti.

4. Aj^amemnon n'a presque point écouté ce que lui disait Arcas ; il s'est absorbé dans ses pensées, et son amour paternel lui arrache cette belle exclamation. Remarquons-le, c'est d'abord le père, et non le personnage politique que Racine nous a montré dans Agamcmnon. L'nctcur qui prononce ce vers doit bieo prendre garde qu'Arcas ne se le puisse appliquer.

5. Remarquez cette coupe; on en pourrait signaler beaucoup d'autres de ce genre dans les alexandrins réputés monotones de Racine.

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