SCÈNE IV
AGAMEMNON, ULYSSE, EURYBATE.
EURYBATE '.
Seigneur...
AGAMEMNON
Ah ! que vient-on me dire ?
EURYEATE.
La Reine, dont ma course a devancé les pas,
Va remettre bientôt sa fille entre vos bras. 340
Elle approche. Elle s'est quelque temps égarée
Dans ces bois qui du camp semblent cacher l'entrée -.
A peine nous avons, dans leur obscurité,
Retrouvé le chemin que nous avions quitté.
aG A MES! NON.
Ciel !
EURYBATE.
EUe'âmène âïïssTHette-jftuiiGjÊriphile, 345
Que Lesbos a livrée entre ks mains d'Achille, Et qui de son destin, qu'elle ne connaît pas, Vient, dit-elle, en Aulide interroger Calchas'. Déjà de leur abord la nouvelle est semée ; Et déjà de soldats une foule charmée, 350
Surtout d'Iphigcnie admirant la beauté,
1. C'est ainsi que le messager ari'ive à l'improviste dans la pièce grecque (v. 414-425) :
'£i T.BvtVAiiyiov ttvai, 'Aijtt^tuvov, ^xn itaT^â ooi tîi% <rr;v âyuv, "Hv 'lotfsvEia» «ùvona^oc; l> Sdfioi;.
Mt,iti{. &' ô(iafti1.. afii K'A.utaijJivr,'iTpa; iSs/a;
'AV/.' «i; (Jkazfàv tieivov, tupuTov itafi
AOTai TE zùXot i*' ii Si 'kii\iLÙf/iu\ yîôiri» KaSsï^ev aùtài- ù; Pofàî ffunaioLTO.
'Efi> Si itpoSço|Jn<; (x^i ■r.aya.mvjr,i /àpi»
2. La fatalité semble vouloir amener Iphigénie sous le couteau de Calrlms.
3. Lorsque la toile se sera levée sur le second acte, et que nous venons paraître Eriphile. nous ne pourrons point reprocher à Racine de ne nous ra>oip pa:> auuuQcéc plusieurs fois.