‹ Théâtre completChapitre 512 sur 592 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

ACHILLE, la relevant.

Ah, Madame.

CLYTEMNESTRE

Oubliez une gloire importune Ce triste abaissement convient à ma fortune. 930

Heureuse si mes pleurs vous peuvent attendrir! Une mère à vos pieds peut tomber sans rougir. C'est votre épouse, hélas! qui vous est enlevée ; Dans cet heureux espoir je l'avais élevée. C'est vous que nous cherchions sur ce funeste bord; 93a Et votre nom. Seigneur, l'a conduite à la mort. Ira-t-elle, des Dieux implorant la justice, Embrasser leurs autels parés pour son supplice? Elle n'a que vous seul. Vous êtes en ces lieux Son père, son époux, son asile, ses Dieux ^ 940

Je lis dans vos regards la douleur qui vous presse. Auprès de votre époux, ma fille, je vous laisse -. Seigneur, daignez m'attcndre, et ne la point quitter. A mon perfide époux je cours me présenter*. Il ne soutiendra point la fureur qui m'anime *. 945

Il faudra que Calchas cherche une autre victime. Ou si je ne vous puis dérober à leurs coups, Ma fille, ils pourront bien m'immoler avant vous ".

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