Leclerc fera dire à son Iphigênie (IV
Grand roi (car j'aurais peine à nous nommer mon père.
De peur de réveiller des sentimi-nts trop doux
Dans le coeur d'un héros de sa gloire jaloux).
Portez le coup mortel sans craindre qu'il m'étonne;
Je suis prêle à baiser la main qui me le donne ;
Et je vais triompher des cruautés d'un sort
Où l'auteur de ini vie est celui Ai: ma mort.
Je mourrai glorieuse, et ma vertu constante
Des hommes et des Dieux surpassera t'attente.
5. C'est dans ce discours d Iphigênie qu'il y a un parfum de christianisme ; le petit Juas dira [Athalie, IV, i) sur le même ton :
Est-ce qu'en holocauste aujourd'hui présenté, Je dois, comme autiefoi? I.i fille de Jephié, Du Seigneur par ma mort apaiser la colère? nêlis! un lils n'a rien qui ne soit à son père,
L'Iphigénie de Leclerc dira aussi {IV, m):
Tout mon sang est aux Dieux, tout mon sang est à vous.
Il est assez curieux di^ citer ici une scène de l'acte V d'une tragédie sacrée publiée en 1741, dans un Recueil de divers ouvrages (4 v. in-12), par le P. Brumoy.de la Compagnie de Jésus :
iSiAC. — Quel est ce triste accueil que j'ai peine à comprendre?
Si vous offiei au ciel votre encens et vos vûbui.
Ne puis je être témoin de ce spectacle heur.'UI? ABRAHAM. — Sojez-le ; savei-vous à qui vous devez l'être? ISAAC. — Mes nobles sentiments le font assez piiailre. ABRAHAM. — Pourrai-je à quelque ettort reconnaître mon san^T ISAAC. — Vous pouvez réprouver et me percer le flanc.
AKIIAUAM. — M ailliej-ÏOUl?