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Je vous donne un conseil qu'à peine je reçoi.
Du coup qui vous attend vous mourrez moins que moi.
Montrez, en expirant, de qui vous êtes née ^ : 1245
Faites rougir ces Dieux qui vous ont condamnée.
Allez ; et que les Grecs, qui vont vous immoler,
Reconnaissent mon sang en le voyant couler ^.
Vous ne démentez point une race funeste.
Oui, vous êtes le sang d'Atrée et de Thyeste *. 1230
Bourreau de votre lille, il ne vous reste enfin
Que d'en faire à sa mère un horrible festin.
1. c'est la jeutie fille elle-même qui disait dans le Jephtes de Biichanan :
Ue Tola poicunt : ilaqiie tibi aniniam libens Hanc reddo patri, reilJo paliia: nieï, Nec ulla Jephlœ me redarijuet dies Non ilirpe dignam
2. Céphéc, envoyant Andromède à la mort, lui dit (Cobxeille, Andromède, U, IV) : ,
Épnrgne ma douleur, juges-en par sa cinse ; Et va, sans nie forcer à îe dire autre chose.
Notre vieux poète dramatique, Alexandre Hardy, dans la huitième journée (IV, 1) de son poème dramatique de Théagène et Chariclée, faisait dire au roi Hydaspe sur le point d'immoler sa fille :
Mon heur, arme-loi donc de ma<;nanirnilé, Né iii« déshonorant par la timidité.
Un coup emportera tes douleurs et ta vie. Où la mienne à cent niurls tu laisses asservie.
Rotrou est ici le modèle dont s'est inspiré particulièrement Racine (IV, m) :
Le San? qui sortira de ce sein innocent Prouvera malgré voui sa source en se versant.
Leclerc dira moins bien [Iphigénie, IV, m) :
Ce nVst plus qu'à ma fille à satisfaire aiu fiieui. Et TOiJS montrer un cœur digne de ses aicux.