VOIX DE SANTIERNE
Voîlal
Il arrive avec un assez gros volume sous le bras: il a un coupe-papier à la main.
SAZY
Eh bieni Qu*est-ce que tu fait là?
SANTIERNE
Tu vois, ie me distrais. Je lisais les Mille et une Nuits.
SAZY
Tu as donc une £mo de poète)
SANTIERNE
Et d*eafant» comme tous les joueurs*
SAZY
Césit amusanl?
SANTIERNjfi Tr»8.
SANTIERNE J'en suis sûr.
SAZY
Eh bieni On verra. Tiens I Ça fera partie de tes fonctions de me faire U lecture quand je< me raserai... Viens donc demain matin à dix heures t* asseoir sur le pied de mon lit »vcc ce bouquin,
SANTIERNE Entendu» dix heures.
SAZY» se reprenant Dix heures et demie.
SANTIERNE
Ahl déjàl tu caneil«,>
SAZY
Non! mais enfin» il faut prendre des précautions arec $t$ habitudes; ce n*est p^ adroit de les brusquer. G)mme çllç^ soqt les plus fortes...
Les MÊNfES. FRANÇOIS, apportant m pûiît bleu.
•AZY, à Santiernê Tu permets?
Elle regarda récriture et ouvre éfêë ffrieiphaîhn.
LÉS AMANTS bE 5A2V 4i
Je t^en prie. (Remarquant V émotion iç. Sonj?.). Ah I lOi!
JAZYi mU cc^oit In
Mon p«lit Riqwet, tu m^ décîdément trè5 wtik, ^t je ne çompreiidi paâ comment jusqu'à ce jour j*4i pu me pas4«r de toi.
MNTIERNE
C'est bien simple, tu vçgétai^»
SAZY
Sans doute... Voilà! Je suis forcée de sortir; tu reco^ vr£i9 à ma place Gorgeroq qui va venir; tu lui diras qu'une amie est venuç me chercher, quç j'ai été forcée de l'accompagner, qu'il veuille bien m'attendre, etc» etCt enfin qu'il y a eu fofç^ majeure*
SANTIERNE
Ah! Il ert d'ïW# force majeure... Tou# mes compliments I
SAZY
Tu êè bêta.
SANTÎERNE, însîsiani Son prénom, rien que son prénom?
SAZY, moitié jouant, moitié sérieuse Un mot de plus et je le casse aux gages.
SANTIERNE Bien. Jf me muselle.
«AZT
Tu •• frofseé?
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SANTIERNE
Non, mais je regrette de constater que tu te défies de moi... déjàl
SAZY, die a le petit bleu à la main
]é ne me défie pas de toi ; seulement il faut que nous refassions connaissance; en somme, il n*y a pas trois heures que tu es revenu; je ne peux pourtant pas te dévoiler tous mes secrets, comme cela, d'emblée.
SANTIERNE
C'est trop juste.
SAZY. elle plie le bleu et le met dans son corsage
Un homme délicat devrait comprendre ces choses; il y a certains sentiments de pudeur chez toute femme, même chez moi.
SANTIERNE, froid
Je te présente toutes mes excuses.
SAZY, lui tapotant doucement la joue
Allons, grande bete, je te pardonne... mais n'y reviens plus. — Je passe dans ma chambre et je file. — Je compte sur toi?
SANTIERNE
Tu peux* — C'est égal I Tu ne devrais paâ avoir Taîr si content de me plaquer; ce n'est pas gentil.
SAZY, sortant Bahl Elle sort
SANTIERNE» s*asse}fant avec le lîvre
Bahl — Ma parole, les femmes ont la joie insolente^ -— Allons I allons! consolons-nous avec V Histoire dûê trois jeunes filles et du portefaix.
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