‹ theatre complet les amants de sazyChapitre 7 sur 64 · VOIX DE SANTIERNE · texte numérisé non relu

VOIX DE SANTIERNE

Voîlal

Il arrive avec un assez gros volume sous le bras: il a un coupe-papier à la main.

SAZY

Eh bieni Qu*est-ce que tu fait là?

SANTIERNE

Tu vois, ie me distrais. Je lisais les Mille et une Nuits.

SAZY

Tu as donc une £mo de poète)

SANTIERNE

Et d*eafant» comme tous les joueurs*

SAZY

Césit amusanl?

SANTIERNjfi Tr»8.

SANTIERNE J'en suis sûr.

SAZY

Eh bieni On verra. Tiens I Ça fera partie de tes fonctions de me faire U lecture quand je< me raserai... Viens donc demain matin à dix heures t* asseoir sur le pied de mon lit »vcc ce bouquin,

SANTIERNE Entendu» dix heures.

SAZY» se reprenant Dix heures et demie.

SANTIERNE

Ahl déjàl tu caneil«,>

SAZY

Non! mais enfin» il faut prendre des précautions arec $t$ habitudes; ce n*est p^ adroit de les brusquer. G)mme çllç^ soqt les plus fortes...

Les MÊNfES. FRANÇOIS, apportant m pûiît bleu.

•AZY, à Santiernê Tu permets?

Elle regarda récriture et ouvre éfêë ffrieiphaîhn.

LÉS AMANTS bE 5A2V 4i

Je t^en prie. (Remarquant V émotion iç. Sonj?.). Ah I lOi!

JAZYi mU cc^oit In

Mon p«lit Riqwet, tu m^ décîdément trè5 wtik, ^t je ne çompreiidi paâ comment jusqu'à ce jour j*4i pu me pas4«r de toi.

MNTIERNE

C'est bien simple, tu vçgétai^»

SAZY

Sans doute... Voilà! Je suis forcée de sortir; tu reco^ vr£i9 à ma place Gorgeroq qui va venir; tu lui diras qu'une amie est venuç me chercher, quç j'ai été forcée de l'accompagner, qu'il veuille bien m'attendre, etc» etCt enfin qu'il y a eu fofç^ majeure*

SANTIERNE

Ah! Il ert d'ïW# force majeure... Tou# mes compliments I

SAZY

Tu êè bêta.

SANTÎERNE, însîsiani Son prénom, rien que son prénom?

SAZY, moitié jouant, moitié sérieuse Un mot de plus et je le casse aux gages.

SANTIERNE Bien. Jf me muselle.

«AZT

Tu •• frofseé?

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SANTIERNE

Non, mais je regrette de constater que tu te défies de moi... déjàl

SAZY, die a le petit bleu à la main

]é ne me défie pas de toi ; seulement il faut que nous refassions connaissance; en somme, il n*y a pas trois heures que tu es revenu; je ne peux pourtant pas te dévoiler tous mes secrets, comme cela, d'emblée.

SANTIERNE

C'est trop juste.

SAZY. elle plie le bleu et le met dans son corsage

Un homme délicat devrait comprendre ces choses; il y a certains sentiments de pudeur chez toute femme, même chez moi.

SANTIERNE, froid

Je te présente toutes mes excuses.

SAZY, lui tapotant doucement la joue

Allons, grande bete, je te pardonne... mais n'y reviens plus. — Je passe dans ma chambre et je file. — Je compte sur toi?

SANTIERNE

Tu peux* — C'est égal I Tu ne devrais paâ avoir Taîr si content de me plaquer; ce n'est pas gentil.

SAZY, sortant Bahl Elle sort

SANTIERNE» s*asse}fant avec le lîvre

Bahl — Ma parole, les femmes ont la joie insolente^ -— Allons I allons! consolons-nous avec V Histoire dûê trois jeunes filles et du portefaix.

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