SCENE XI SANTIERNE. MANETTE
MANETTE, civec un sac de bonbons Madame envoie ceci à monsieur.
SANTIERNE, à part
Ahl mais... Ahl mais... voilà décidément une sou-* brette selon mon corps... {Haut.) Qu*est-ce que c'est? des marrons déguisés. Fichtre! — Mademoiselle... Manette, n'est-ce pas?
MANETTE
Oui, monsieur»
SANTIERNE
Vous remercierez madame de son amabilité.
MANETTE
Madame vient de sortir.
Ce n*est pas autrement pressé... quand elle rentrera. Mademoiselle Manette... {lui offrant) Je vous en prie.*.
MANETTE, refusant Merci, monsieur.
SANTIERNE
Merci, non?
MANETTE
Merci, non.
4è LËâ AMANTS DE SAZV
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SANTIERNE
Vous êtes comme les petites filles sages; vous daignez les messieurs qui ofirent des bonbons.
MANETTE, très librement
Ohl non! je ne crains personne; je n*aime pas les bonbons, voilà tout.
SANTIERNE
C'est bien extraordinaire.
MANETTE
C'est comme ç*.
Après tout, c'est un droit.
MANETTE
N'est-ce pas?
SANTIERNE
Sans contredit.
MANETTE
On est comme on est
SANTIERNE
Evidemment. — Et peut-on savoir comment vous êtes, mademoiselle Manette?
MANETTE Vous le verrez bien vous-même à la longu*.
SANTIERNE
La longue, c'est bien long.
MANETTE
Eln tout cas, je ne suis pas familière avec lee gent que je ne connais pas.
SANTIERNE, à pari
Attrape! — Ça, c'est une pierre dans le Jardin que je n'ai pas. — (Haut) Vous avez tort d'être ainsi sur la défensive. Nous sommes destinés à vivre ensemble; il fallait bien faire connaissance.
MANETTE
Vous pouviez vous y prendre plus adroitement.
SANTIERNE. à part
Ah! mais! {Elle remonte.) (Haut) — Voua vous en allez! déjà! ce n'est pas de jeu.
MANETTE, très posément
Mais ça n'est pas un jeu.
Elle sort
SANTIERNE, mangeant des bonbons
Elle est adorable! cette petite-là... adorable! — Allons! Allons! n'y pensons plus, n'y pensons plus, ne pensons plus à rien... et consolons-nous avec V Histoire des trois jeunes filles et du portefaix.,. Histoire du second Saalouk--
Il s* étale sur le canapé.