SCÈNE I DON DIÈGUE , LÉONORE
D. DIÂGUB.
La chose s'est passée ainsi que je le dis.
LÉONORE
Vraiment elle est plaisante et le tour bien hardi I Je voudrais qu'autrement elle se fût passée. Et je sais ce que peut une femme offensée.
D. DlàGUB.
Offensée ou contente, et moi je sais fort bien Que n'étant plus qu'à vous, elle ne tient plus rien.
LBONORB.
Je n'ai pas jusqu'ici grand sujet de le croire.
D. DIÉaUE.
Et moi, j'en ai beaucoup de perdre la mémoire D'une avare beauté qui se moque de moi, Et de vous consacrer mon amour et ma foi.
Le temps découvrira la vérité des choses.
Je vous aime, et la hais pour de trop justes causes, Pour avoir à chercher l'assistance du temps. Si je suis remarquable entre les plus Constants, Pour les soins assidus d'un immuable zèle, Que ferai-je pour vous, ayant tout fait pour elle ? Que ne ferai-je point, de vous favorisé, Si j'ai tant fait pour elle, en étant abusé? Mes services rendus, dont maintenant j'ai honte, * Selon toute équité doivent entrer en compte. Chez l'ingrate j'ai fait mon approbation ; J'aurai de vous le prix de mon affection. Ne différez donc point,
BÉATRIX entre.
Votre madame Hélène Demande à voir madame.
Et sa fièvre quartaine, Et que vient-elle faire ?