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ACTE II, SCENB VI

D. GASPARD

Qui VOUS amène ici ?

D. DIÂGUE.

L'amour.

La même chose Me retient à Tolède, et sera bientôt cause Que certain dameret qui me veut supplanter, Se sentira du don que j*ai de bien frotter. J*aime deux sœurs.

D. DIÉGUE.

Deux sœurs à la fois?

D. GASPARD

Et fort belles.

Ce doucereux mignon en aime Tune d'elles, Je le souffrirais bien si l'autre était pour moi, Il faut que chacun vive et travaille pour soi. Mais certain cotfrtisan devant épouser l'autre, Je vois ainsi qu'en tout il y va bien du nôtre, Et qu'à ce courtisan comme à ce dameret. Avec un certain fer plus pointu qu'un fleuret, Dont vous savez, cousin, à quel point je m'acquitte, Il faudra que je fasse enfin prendre la fuite. Qu'en dites-vous, cousin ?

D. DIÂOUE.

Moi, qu'il n'est rien de tel.

D. GASPARD

Je m'en vais pour demain lui dresser un cartel.

Je ne vous quitte point.

D. GASPARD

Je ne risque personne.

D. DIÉGUE.

Et la demeure ?

Elle est partout où je m'adonne.

Adieu, jusqu'au revoir.

D. DIÂGUE.

Adieu, mon cher cousin.

Modérez tant soit peu votre esprit spadassin.

D. GASPARD, en s'en allant.

Je ne puis.

D. DIÂGUE.

Le voilà tel qu'il était en Flandre, Mais avec tout cela vaillant comme Alexandre.

ALPHONSE

Et fou comme Roland, quand il courait les champs.

Les fous pareils à lui ne sont jamais méchants ; Il est fort libéral, fort vaillant, fort fidèle : S'il avait un peu plus de bien et de cervelle, Comme il est mon parent...

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