LUCIE, BÉÀTRIX, DON DIÈGUE, ALPHONSE
Lucie paraît sur le théâtre, menée par un homme, et suivie de Béatrix.
LUCIE
Et ce chien de cocher?
Il ne se trouve point, je viens de le chercher;
Cet ivrogne est sans doute aller boire chopine. ^
Alphonse, qu'elle est belle ! et qu'elle a bonne mine !
LUCIE
Et ce coquin me met ainsi sur le pavé?
BÉATRIX
Je n'ai pas eu le temps de dire un pauvre Ave, Je l'ai cherché cent fois à l'entour de l'église.
Mon Dieu, si c'était là celle qu'on m'a promise, Que je serais heureux !
ALPHONSE
Allez voir, que sait-on ?
Et puisque ce soleil n'a point de Phaëton, Allez vous présenter, et la menez chez elle.
Et toi, tâche à savoir le nom de cette belle.
ALPHONSE
Je le saurai bientôt.
D. DIEGUE, tandis qu'Alphonse entretient l'homme de Lucie.
Madame, un étranger Peut-il vous demander sans se mettre en danger D'être trop téméraire, ou de trop entreprendre, L'honneur de vous mener où vous voulez vous rendre? Je reconnais assez ne le mériter pas, A bien considérer le prix de vos appas.
J'accepterais, monsieur, la faveur présentée,