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ACTE IV, SOàNB V. i

Vous voulez me frapper, monsieur. ^

D. DIGGUE.

Si peu que rien.

ALPHONSE

Gela n*est poiat du tout nécessaire à la chose ; Et vous pouvez rayer hardiment cette clause, Qui ne passera pas de mon consentement.

D. DIÈGUB.

Alphonse, mon mignon, quatre coups seulement.

ALPHONSE

Ne frappez donc pas fort : peste que je suis traître, Ou plutôt un grand sot, de tant aimer mon maître 1 Gardez-vous (ou, ma foi, je pourrai m'échapper) De vous laisser aller à l'ardeur de frapper. Servez-vous moins ici d'effets çue de paroles ; Et surtout n'usez point sur moi de croquignoîes, Songez que vous allez frapper sur un chrétien. Retenez nien le bras.

Ah ! mon Dieu, ne crains rien.

ALPHONSE

Et ne prétendez pas en rencontrer semblable. Rendre à force de coups une chose croyable.

D. DIÉGUE.

Dieu I que de temps perdu I

Faut-il crier bien fort ?

Bien fort.

ALPHONSE

Aie, aie, aie, aie, à l'aide, je suis mort.

D. DXÊGUE.

Ah, traître !

ALPHONSE

On m'assassine.

D. D1ÈGUE.<

Ah, bélître I

ALPHONSE

On m'assomme.

D. DIÉGUE.

Ah, bourreau de valet!

ALPHONSE

Peste soit fait de l'homme !

D. DIÉGUE.

Qu'as-tu donc?

330 JODBLET DUELLISTE.

Ce que j*ai ? vous frappez comme uu sourd.

Mon Dieu ! c'est que je rêve.

ALPHONSE

Au diable soit Tamour.

A la force ! au secours I

Tu mourras tout à l'heure.

Tu changes donc ainsi mes lettres? ahl je meure, Si je ne te punis d'une étrange façon.

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