‹ Théatre completChapitre 252 sur 407 · BÉATRIX, JODELET · texte numérisé non relu

BÉATRIX, JODELET

BÉATRIX

Ah ! seigneur don Juan, on vous a bien cherché.

JODELET

On devait me trouver, je n'étais pas caché. Et qui sont ces chercheurs?

• BÉATRIX

L'un est votre beau-père.

Et l'autre don Louis, fils de son défunt frère : Votre valet en est aussi.

JODELET

J'étais allé Chez un ami, manger un pied de bœuf salé. Où j'ai trouvé d'un ail qui sent bien mieux que l'ambre. Quelle clé tenez-vous ?

BÉATRIX

Celle de votre chambre.

Don Fernand vous destine un autre appartement, Où vous serez bien mieux et plus commodément.

JODELET

Pourquoi ce changement?

Il craint la médisance, Et vous ne pouvez pas avecque bienséance Coucher près de sa fille.

JODELET

Oh ! chère Béatrix, Sais-tu bien que pour toi je suis d'amour épris. De tout temps je me trouve enclin aux Béatrices, Pour toi je couve un feu plus chaud que des épices.

BÉATRIX

Moi, j'aime de tout temps les seigneurs don Juans, Et je sentis mon mal quand vous vîntes céans.

JODELET

Follette, Dieu me sauve...

BÉATRIX

Ah I prenez-la donc vite.

JODELET

Maïs viens donc me mener jusqu'à ce nouveau gîte.

BÉATRIX

Tarare, suivez-moi, j'y vais tout de ce pas.

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