‹ Théatre completChapitre 279 sur 407 · O. JAL*HET · texte numérisé non relu

O. JAL*HET

Ne veux-tu pas venir ?

FOUGARAL.

Je viens.

D. JAPHET

Faquin d'honneur!

Et le bailli vient-il ?

FOUGARAL.

Il vient.

D. JAPHET

J'entends qu'il vienne :

Car encor faut-il bien que quelqu'un m'entretienne. Dans ce malheureux bourg rempli de gens grossiers, Avec ce bailli seul je parle volontiers : Il n'est que demi-fat, pour être du village. Mais ne viendra-t-il pas? sait-il bien que j'enrage, Dès qu'il me faut attendre ? Oh là I oh, Foucaral, Don Roc Zurducaci, don Zapata Pascal, Ou Pascal Zapata, car il m'importe guère Que Pascal soit devant ou Pascal soit derrière. Oh là, mes gensi mon train ! ô les doubles coquins, Les gredins, les bourreaux, les traîtres, les faquins î Sachent tous mes valets, que ma bonté se lasse ; Sachent les malheureux qu'aujourd'hui je les casse : Je m'en vais tant crier qu'il viendront, les marauds !

• FOUGARAL.

Monsieur, ne criez point, tous vos gens en un gros Viennent auprès de vous.

D. JAPHET

Eh bien donc, je m'apaise, J'avais déjà les yeux ardents comme la braise ; Don Pascal Zapata, don Roc Zurducaci, Je veux être servi.

D. ALPHONSE

Nous vous servons aussi.

D. JAPHET

Bailli ?

LE BAILLI

Monsieur?

D. JAPHKT.

Le bourg est-il chargé de tailles ?

Est-il noblifié de vives antiquailles?

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