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ACTE II, SCENE I. 3Sd

Et quand vous m'aimeriez, je puis croire que non.

Je sais' que la beauté, quand elle est peu commune,

Peut soumettre à ses pieds la plus haute fortune;

Et quand bien je serais riche et de qualité.

Que mon amour serait une témérité;

Je ne vous dis donc point que le bien de mon père

Me pourrait élever au bonheur que j'espère ;

Si par là seulement on vous peut espérer,

Les grands rois seulement peuvent vous adorer.

Mon amour veut tenir le vôtre de soi-même :

Je crois vous dire assez, disant que je vous aime,

Et par le simple aveu de mon affection^

Que je mérite assez votre compassion ;

Donnez-moi donc la mort, ou bien de Tespérance.

LÉONORB.

Consultez là-dessus votre persévérance :

C'est de là seulement, je le dis tout de bon. Que vous pourrez savoir si je vous aime ou non ; Mais le temps seulement me le fera connaître.

D. ALPHONSE

Je puis donc espérer?

LEONORE

Cela pourrait bien être.

Marine, allons-nous en.

MARC- ANTOINE

La peste, qu'elle en sait l Eh bien, de son discours ètes-vous satisfait?

D. ALPHONSE

Oui, car je Taimerai tant que j'aurai de vie.

MARC -ANTOINE

Vous ne pouvez avoir une plus noble envie.

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