‹ Théatre completChapitre 309 sur 407 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

LE COMMANDEUR

Que Ton aille quérir ma nièce.

ELVIRE

Hélas, moo frère I Que vous avez coûté de larmes à ma mère 1

D. ALPHONSE

J'aurai peine à fléchir son esprit absolu, Qui ne démord jamais de ce qu'il a voulu.

LE COMMANDEUR

Nous obtiendrons tout d'elle, une juste prière Parmi les gens d'honneur ne se refuse guère.

D. ALPHONSE

Elle pourrait sans doute en une autre saison,

Se plaindre de son fils avec juste raison ;

Je devais épouser sa nièce, elle était belle,

Je pouvais espérer de grands biens avec elle;

Mais peut-on éviter la volonté des cieux ?

Et peut-on s'exempter du pouvoir de deux yeux?

Pouvais-je deviner qu'en allant à Se ville,

J'entrerais dans les fers d'une divine fille?

Et suis-je, dans les fers où ses beaux yeux m'ont mis,

En l'état de tenir ce que j'avais promis?

Page 1