DON BLAIZE, DON SANCHE , ORDUGNO, MERLIN
D. BLAIZE
Que disiez- VOUS tout seul, mon frère?
D. SANCHE
Que vous êtes Le plus heureux du monde en tout ce que vous faites. Et que le ciel vous donne une chère moitié, Digne de votre choix et de votre amitié. Mes plaintes, mes serments, mes prières, mes larmes, Chez elle n'ont été que d'inutiles armes. N'ont fait que m'attirer les traits de son courroux, Et je n'espère pas de l'apaiser sans vous. Va-t-en, m'a-t-elle dit, de colère embrasée, Va-t-en chercher ailleurs une conquête aisée, Va-t-en corrompre ailleurs les innocents esprits, Et n'attends plus de moi que haine et que mépris.
D. BLAIZE
Ne me trompez-vous point, mon dissimulé frère ?
D. SANCHE
Envoyez-la quérir de la part de son père. Et vous tenez caché q[uand elle passera ; Vous verrez de quel air elle me parlera.
D. BLAIZE
L'invention me plaît, çà, çà, que je me gîte. Ordugno I