‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 103 sur 454 · SCÈNE II ï · texte numérisé non relu

SCÈNE II ï

ATRÉE, PLISTHÈNE, EURISTHÈNE, THES- SANDRE, GARDES.

ATRÉE

Prince, cet heureux jour, mais si lent à mon gré. Presse enfin un départ trop longtemps ditl'éré; Tout semble en ce moment proscrire un infidèle. La mer mugit au loin, et le vent vous appelle : Le soldat, dont ce bruit a réveillé l'ardeur, Au seul nom de son chef se croit déjà vainqueur; Il n'en attend pas moins de sa valeur suprême, Que ce qu'en vit Élis, Rhodes, celte île même : Et moi, que ce héros ne sert point à demi, J'en attends encor plus que n'en craint l'ennemi. Je connais de ce chef la valeur et le zèle. Je sais que je n'ai point de sujet pKis fidèle : Aujourd'hui cependant souffrez sans murmurer Que votre père encor cherche à s'en ossurer. L'alfront est grand, l'ardeur de s'en venger extrême: Jurez-moi donc, mon fils, par les dieux, pir moi- Si le destin pour nous se déclare jamais, [même, Que vous me vengerez au gré. de mes souhaits. Oui, je puis m'en flatter, je connais trop Plisthène; Plus ardent que moi-même, il servira ma haine; A peine mon courroux égale son grand cœur : 11 vengera son père.

PLISTHÈNE.

En doutez- vous, seigneur?

Eh! depuis quand ma foi vous esl-eilc suspecte? Avez-vous des desseins que mon cœur ne respecte? Ah ! si vous en doutiez, de mon sang le plus pur...

ATRÉE

Mop fils, sans en douter je veux en être sûr. Jurez-Nioi qu'âmes lois votre main asservie Vengera mes affronts au gré de mon enviet

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