ACTE III, SCÈNE III
Tant d'ai'deur à sauver cette race ennemie Me dit trop que Plisthène aime Théodamie. Je n'en puis plus douter : il la voit chaque jour ; Il a pris dans ses yeux ce détestable amour. Et je m'étonne encor d'une ardeur si funeste! Que pouvait-il sortir d'.Erope et de Thyeste, Qu'un sang qui dût un jour assouvir mon courroux? Le crime est fait pour lui, la vengeance pour nous. Livrons-le aux noirs forfaits où sonpenchant leguide; Joignons à tant d'horreurs l'horreur d'un parricide. Puis-je mieux me venger de ce sang odieux Que d'armer contre lui son forfait et les dieux? Heureux qu'en ce moment le crime de Plisthène Me laisse sans regret au courroux qui m'entraîne' Qu'il vienne seul ici.