‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 118 sur 454 · SCÈNE PREMIERE ATRÉE, EURISTHÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE ATRÉE, EURISTHÈNE

ATRÉE

Enfin, grâces aux dieux, je tiens en ma puissance Le perfide ennemi que poursuit ma vengeance : On l'observe eu ces lieux, il ne peut échapper; La main qui l'a sauvé ne sert qu'àrle tromper. Vengeons-nous ; il est temps que ma colère éclate : Profitons avec soin du moment qui la tlatte ; El que l'ingrat Tliye.^te éprouve dans ce jour Tout ce que peut un cœur trahi dans son amour,

EURISTHÈNE.

Et qui vous répondra que Plisthène obéisse? Que de cette vengeance il veuille être complice? Ne vous souvient-il plus que, prêt à la trahir, Il n'a point balancé pour vous désobéir?

ATRÉE

Il est vrai qu'au refus qu'il a fait de s'y rendre Je me suis vu contiaint de n'oser l'entroprendie, D'en ditférer enfin le moment malgré moi. Mais qui l'a pu porter à me manquer de foi? N'avait-il pas juré de servir ma colère ? Tant de soins redoublés pour la fille et le père Ne sonf-ils les elfets que d'un cœur généreux? lion, iiun : lu source en est dans un cœur amoureux,

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