‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 160 sur 454 · ACTE III, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE I

Aux dépens de mes jours l'avoir sauvé des flols ! Mais, hélas! c'en est lait; Oreste et Palamède...

ÉOISTHE.

Ils sont morts? Quelle joie à mes craintes succède ! Grands dieux ! qui me rendez le plus heureux des Qui pourra m'acquitler de C'îquejevousdois?[rois, Mon ennemi n'est plus I Ce que je viens d'enlendre Est-ii bien vrai, seigneur? Daignez au moins m'ap- Comment ie juste ciel a terminé son sort, [prendre En quels lieux, quels témoins vous avez desamorl.

TYDÉE

Mes pleurs. Mais au transport dont votre âme est Je me repens déjà de vous l'avoir apprise, [éprise, Vous voulez de son sort en vain vous éclairer : 11 me fait trop d'horreur, à vous trop de plaisir; Je ne ressens que trop sa perte déplorable, Sans m'imposer encore un récit qui m'accable.

ÉGISÏUE.

Je ne vous presse plus, seigneur, sur ce récit. Oreste ne vit plus; son trépas me suffit : Votre pitié pour lui n\a rien dont je m'offense ; Et quand le ciel sans vous a rempli ma vengeance, Puisque c'est vous du moins qui me l'avez appris, Je crois vous en devoir toujours le même prix. Je vous l'offre, acceptez-le ; aimons-nous l'un et l'au- Vous ntes mon bonheur ; je veux faire le vôtre, [tre : Sur le trône d'Argos désormais affermi, [un ami. Qu'Égisthe en vous, seigneur, trouve un gendre. Si sur ce choix votre âme est encore incertaine. Je vous laisse y penser, et je cours chez la reine.

TYDÉK, à part.

Et moi, de toutes parts de remords comballu. Je vais sur mon amour consulter ma vertu.

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