‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 164 sur 454 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

IPIIIANASSli:, TYDÉE, MÉLITE.

IPHIANASSE.

Quel trouble, à mon aspect, de volrecœurs'empa e? Vous ne répondez point, seigneur! je le vois li-n, J'ai Iroubiô la douceur d'un secret entretien. Electre, comme vous, s'oflensera peut-être Qu'ici, sans son aveu, queb^u'un ose paraître :

H8 ELECTRE

1'] W <( r..Lle à regret s'éloigner de ces lieux ; LadoiiK'iii-.-i..' . e éprouveesL [jcinle dans vosyeux. Interdit et coulus... yuel est donc ce mystère?

TYDÉE

Madame, vous savez qu'elle a perdu son frère, Que c'est moi seul qui viens d en informer le roi : Electre a souhaité s'en instruire par moi. Mon cœur, toujours sensible au sort des misérables, N'a pu, sans s'attendrir à ses maux déplorables. Après le coup affreux qui vient de la frapper...

IPHIANASSE.

N'est-il que sa douleur qui vous doive occuper? Cen'est pas que moncœur veuille vous faire u n crime D'un soin que ses malheurs rendent si légitime; Mais, seigneur, je ne sais si ce soin généreux A dû seul vous toucher, quand tout flatte vos vœux.

TYDÉE

Non, des bontés du roi mon âme enorgueillie Ne se méconnaît point quand lui-même il s'oublie. S'il descend jusqu'à moi pour le choix d'un époux, Mon respect me défend l'espoir d'un bien si aoux; Et telle est de mon sort la rigueur infinie. Que, lorsqu'à mon destin vous devez être unie, Votre rang, ma naissance, un barbare devoir, Tout défend à mon cœur un si charmant espoir.

IPHIANASSE.

Je comprends la rigueur d'un devoir si barbare. Et conçois mieux que vous tout ce qui nous sépare : Plus que vous ne voulez j'enlrevois vos raisons. Si ma fierté pouvait descendre a des soupçons... Mais non, sur votre amour que rien ne vous conlrai- Jenevoisrieiienluiqucmoncœurnedédaigne.[gne; Cependant à mes yeux, fiei de cet attentat, Gardez-vous pour jamais de montrer un ingrat.

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