ACTE IV, SCÈNE I
Plus ton barbare époux est indigne de toi, Moins tu dois t'offenser de son injuste effroi. Rends-moi ton cœur, ta main, ma chère Zénobie; Et daigne dès ce jour me suivre en Arménie: César m'en a fait roi. Viens me voir désormais A force de vertus effacer mes forfaits. Hiéron est ici : c'est un sujet fidèle ; Nous pouvons confier notre fuite à son zèle. Aussitôt que la nuit aura voilé les cieux, Sûre de me revoir, viens m'attendre en ces lieux. Adieu : n'attendons pas qu'un ennemi barbare. Quand le ciel nous rejoint, pourjaniais nous sépare. Dieux, qui me larendez pour combler mes souhaits, Daignez me faire un cœur digne de vos bienfaits I