‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 217 sur 454 · SCÈNE PREMIÈRE PHARASMANE, HYDASPE, gardes · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE PHARASMANE, HYDASPE, gardes

PHARASUANK.

Hydaspe, il est donc vrai que mon indigne fils, Qu'Arsanie est de concert avec mes ennemis? Quoi ! ce fils, autrefois si soumis, si fidèle, Si digne d'être aimé, n'estqu'un traître, un rebelle ! Quoi! contre les Romains ce fils, tout mon espoir, A pu jusqu'à ce point oubber son devoir! Perfide, c'en est trop que d'aimer Isménie, Et que d'oser trabir ton père et l'ibérie. Traverser à la fois et ma gloire et mes feux... Pour de moindres forfaits, ton frère malheureux... Mais en vain tu séduis un prince téméraire, Rome : de mes desseins ne crois pas me distraire; Ma défaite ou ma mort peut seule les troubler; L'u ennemi de plus ne me fait pas trembler. Dans la juste fureur qui contre toi m'anime, Rome, c est ne m'offrir de plus qu'une victime.

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